La musique est essentielle à l'homme. Personne ne pourrait vivre sans avoir au moins une fois écouté dans sa vie un Seven Nation Army, par exemple.
Les musiques populaires occidentales sont en constante évolution.
Du jazz noir américain, en passant par le blues de Mamie Smith, le début du swing avec Bechet et Armstrong; au
rock, précursé par Domino et propulsé par Bill Haley et Elvis Presley pour ensuite faire son apogée en Angleterre avec des tronches comme les
Rolling Stones, les Beatles qui varient le rock en musique pop; au folk de Dylan, au rock psychédélique, hippie et
révolutionnaire de Hendrix, des Doors, des Led Zeppelin, des Pink Floyd, des Love, des Who; au punk style des Sex
Pistols; à la vague grunge Nirvana; au 80s synthétisant les musiques précédentes pour en faire une forme plus mature, mélange de sophistication et
de puissance, engendrant une querelle entre les anciens rockers et les modernes (opposant le rock commercial au rock indépendant), voyant apparaître les premières formes de rock
électronnique avec Depeche Mode ou New Order; au rock mort-vivant, celui d'aujourd'hui, le classique (The Strokes), l'expérimental
(Radiohead), le fusionné (Red Hot Chili Peppers), le psyché (Flaming Lips), le métal (Korn), le régressif (Muse), le fantômatique (The Fall,
Rolling Stones, U2) ou le comateux dépassé (Cure, Genesis).
A cette vague de musique révolutionnaire se sont mêlés le hip hop new school, le gansta rap, le hip hop indé, la new wave et
son âge d'or ...
Et aujourd'hui que reste t-il de cette musique qui nous a tant ému, qui a créé dans chaque pays des mouvements, des styles de vie, des courants philosophiques ? Que reste-t-il des bons vieux
clips des 80s où il suffisait de filmer un groupe sur scène en train de mettre le feu pour créer chez soi une envie de tout défoncer et de se lâcher ? Que reste-til des Cobain, Morrison,
Lennon partis trop tôt ? Qu'en est-il de leur musique ? Elle perdure ? Non, elle survit. Elle est moyenne.
Le rock aujourd'hui n'est qu'une musique en apnée, qui essaye de rester à la surface mais qui finit indéniablement par couler.
Après Bono, ça sera la fin.
Qu'avons-nous de nos jours ? Des Lady Gaga ? Des Justin Bieber ? Des parodies du mouvement punk avec des ados emos bicurieux qui se cherchent, des blasphèmes au rock avec des
"band rock" comme les Jonas Brothers, des comédies musicales Disney commerciales et déprimantes, un Eminem qui a sombré (mais qu'est devenu Slim Shady avec ses bêtes de
Infinite, The Marshall Mathers, The Eminem Show- et encore...), des Black Eyed Peas électro-commerciaux (je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans
ne peuvent pas connaître, c'est vrai qu'en ces temps là, Tribal Nation mettait le feu avec son breakdance, Atban Klann pratiquait le pur hip hop et le gansta rap,
Fergie était encore bonne - ha non ! ça, ça n'a rien à faire ici), même Muse est passé du côté obscur de la commercialisation !
On a quoi de potable ?
On a Doherty, mais jusqu'à quand ? Dans combien de temps rejoindra t-il sa pote Amy ?
Si, heureusement, nous avons Alex Turner qui nous enchante avec ses groupes (Arctic Monkeys, The Last Shadow Puppets).
Il nous reste U2, qui reste un groupe assez bon, même aujourd'hui.
Ces vieillards d'AC/DC ont essayé de descendre de leurs fauteils roulant pour nous mettre le feu, comme jadis ! Mais bon ...
Alors aujourd'hui, qu'est-ce qui nous déchaîne comme pouvait le faire le rock n' roll ?
Et bien ce sont ces sons electroniques, issus des mouvements musicaux précédent. Plus d'instruments, presque plus de voix. Juste des sons qui, une fois bien trafiqués sur des machines, nous
propulsent et nous frappent au cerveau.
Attention, sons électroniques ne veulent pas dire électro, et encore moins ... Tecktonik !
Non, il s'agit là de sons qui sont à l'origne de la dub (reggae jamaïcan), ou plus récement de la dubstep, mutation du Speed Garage anglais et
du 2-step.
Des artistes comme Borgore, Datsik, Excision, Flux Pavilion ou le très en vogue Skrillex sont en pleine apogée grâce à leurs mixs. Des duos entre
genres musicaux naissent, dernièrement Skrillex et Korn avec leur "Get Up"...
Mais ce changement radical de style n'est au final pas si étrange. De grands artistes l'avaient prédit, comme Morrison, par exemple:
Comme quoi ...
Alors oui, c'est bien beau de s'exciter sur des sons résolument guidés par l'énergie physique des basses fréquences, mais on regette tout de même l'absence de textes, d'histoires.
Ou alors peut-être est-ce à cause de cette génération SMSo-facebookienne quasi analphabète, qui préfère ne plus avoir à se torturrer le cerveau avec des textes qu'ils ne savent plus comprendre ?
Triste évolution.
Je vous quitte avec Get Up de Korn en featuring avec Skrillex, qui envoie quand même du gros son bien
violent !