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La plume au bec - dirais-je au Baïk -, je m'en vais vous présenter critiques et actualités. Les deniers nouveaux films, sorties CDs, livres, concerts, émissions, jeux vidéos, journaux etc. Et les ragots à gogo ! Mais pas seulement. La plume au bec, je vous présente mes écrits, mes passions, mes projets...

Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 04:42

 

Ce billet a été publié sur le blog des Inrocks, à l'adresse suivante: 

 http://blogs.lesinrocks.com/cestvousquiledites/2012/01/10/billetdureducationnationale/

 

http://blogs.lesinrocks.com/cestvousquiledites/files/2012/01/beaux-gosses.jpg

Chère Éducation nationale,


17 ans, lycéen en terminale, je me fous bien de ton système. Les Inrocksderrière le cahier: voilà comment je m’instruis en cours.

 

J’ai stressé pendant mon devoir ? J’ai rendu copie blanche ? Et bien tant pis pour moi, on va descendre ma moyenne, c’est-à-dire descendre l’individu que je suis – car oui, à tes yeux, je ne suis pas un « futur citoyen » comme tu le prétends, mais ni plus ni moins qu’un bulletin de notes censé révéler mes capacités, mon niveau intellectuel et ma culture générale.

 

Tu nous notes, nous classes en tant que bon ou mauvais « élément », mais que sais-tu vraiment ? Connais-tu l’intelligence de cet élève qui arrive en retard, dort en cours, rêve un peu, répond d’un rictus nonchalant lorsque les profs lui posent une question ? Bien sûr que non, car tu te limites à des notes qui ne veulent pourtant rien signifier de la capacité d’un élève.

 

Si cet élève a eu du retard, c’est parce qu’il ne voulait pas venir car il n’aime pas la façon dont tu enseignes : être assis dans une salle de classe, devoir faire silence, écouter les profs divaguer et gueuler après le turbulent élève qu’il est (car oui, s’il a le malheur de dire à son voisin de table que le cours est nul, c’est un perturbateur).

S’il dort en cours, c’est parce que le professeur ne l’intéresse pas et qu’il ne lui donne aucune envie de suivre, pourtant on dira de lui qu’il ne dort pas la nuit, qu’il passe son temps à faire la fête au lieu de travailler, plus gros encore : on pourra soupçonner la prise de diverses substances illicites.

S’il a cet air rêveur, c’est parce qu’il est en train de penser au projet qu’il est en train de créer – projet qui n’aboutira pas faute de temps perdu en cours.

S’il ne répond pas à la question qu’on lui pose, c’est parce qu’il sent bien l’air de défi que lui a lancé le professeur en l’interrogeant alors qu’il voyait clairement qu’il ne suivait pas. Il connaît sans doute la réponse, mais il laissera le prof jouir de son statut, fabulant sa niaiserie. Car oui, les profs pensent tout savoir d’un élève alors qu’ils ne decèlent pas le tiers de son potentiel.

 

Alors quand cet élève sera reconnu pour ce qu’il est vraiment (et non pas pour ce qu’il représente en terme de facteur du taux de réussite du lycée) – car il fera parti d’un groupe, qu’il aura monté un film, ou qu’il militera pour une cause qu’il soutenait déjà étant jeune – il ne faudra pas le blâmer de dire que l’école ne lui aura servi à rien – cette même école qui cherchait à enterrer sa réelle identité en l’estimant aux notes de son bulletin.

 

Lorsqu’il passera dans les Inrocks et qu’il dira qu’il a fait l’école buissonnière et qu’il expliquera pourquoi l’éducation part en vrille, ce jour-là alors, tu ne pourras pas dire : « C’est grâce à nous ».

 

Je t’embrasse pas, ça vient de sonner.

 

Tommy-Lee Baïk

 

Par Tommy-Lee Baïk - Publié dans : Ecrits
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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 14:48

La musique est essentielle à l'homme. Personne ne pourrait vivre sans avoir au moins une fois écouté dans sa vie un Seven Nation Army, par exemple.

 

Les musiques populaires occidentales sont en constante évolution.

 

Du jazz noir américain, en passant par le blues de Mamie Smith, le début du swing avec Bechet et Armstrong; au rock, précursé par Domino et propulsé par Bill Haley et Elvis Presley pour ensuite faire son apogée en Angleterre avec des tronches comme les Rolling Stones, les Beatles qui varient le rock en musique pop; au folk de Dylan, au rock psychédélique, hippie et révolutionnaire de Hendrix, des Doors, des Led Zeppelin, des Pink Floyd, des Love, des Who; au punk style des Sex Pistols; à la vague grunge Nirvana; au 80s synthétisant les musiques précédentes pour en faire une forme plus mature, mélange de sophistication et de puissance, engendrant une querelle entre les anciens rockers et les modernes (opposant le rock commercial au rock indépendant), voyant apparaître les premières formes de rock électronnique avec Depeche Mode ou New Order; au rock mort-vivant, celui d'aujourd'hui, le classique (The Strokes), l'expérimental (Radiohead), le fusionné (Red Hot Chili Peppers), le psyché (Flaming Lips), le métal (Korn), le régressif (Muse), le fantômatique (The Fall, Rolling Stones, U2) ou le comateux dépassé (Cure, Genesis).

 

A cette vague de musique révolutionnaire se sont mêlés le hip hop new school, le gansta rap, le hip hop indé, la new wave et son âge d'or ...

 

Et aujourd'hui que reste t-il de cette musique qui nous a tant ému, qui a créé dans chaque pays des mouvements, des styles de vie, des courants philosophiques ? Que reste-t-il des bons vieux clips des 80s où il suffisait de filmer un groupe sur scène en train de mettre le feu pour créer chez soi une envie de tout défoncer et de se lâcher ? Que reste-til des Cobain, Morrison, Lennon partis trop tôt ? Qu'en est-il de leur musique ? Elle perdure ? Non, elle survit. Elle est moyenne. 

Le rock aujourd'hui n'est qu'une musique en apnée, qui essaye de rester à la surface mais qui finit indéniablement par couler.

 

Après Bono, ça sera la fin.

 

Qu'avons-nous de nos jours ? Des Lady Gaga ? Des Justin Bieber ? Des parodies du mouvement punk avec des ados emos bicurieux qui se cherchent, des blasphèmes au rock avec des "band rock" comme les Jonas Brothers, des comédies musicales Disney commerciales et déprimantes, un Eminem qui a sombré (mais qu'est devenu Slim Shady avec ses bêtes de Infinite, The Marshall Mathers, The Eminem Show- et encore...), des Black Eyed Peas électro-commerciaux (je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, c'est vrai qu'en ces temps là, Tribal Nation mettait le feu avec son breakdance, Atban Klann pratiquait le pur hip hop et le gansta rap, Fergie était encore bonne - ha non ! ça, ça n'a rien à faire ici), même Muse est passé du côté obscur de la commercialisation !

 

On a quoi de potable ?

On a Doherty, mais jusqu'à quand ? Dans combien de temps rejoindra t-il sa pote Amy ?

Si, heureusement, nous avons Alex Turner qui nous enchante avec ses groupes (Arctic Monkeys, The Last Shadow Puppets).

Il nous reste U2, qui reste un groupe assez bon, même aujourd'hui.

Ces vieillards d'AC/DC ont essayé de descendre de leurs fauteils roulant pour nous mettre le feu, comme jadis ! Mais bon ...

 

Alors aujourd'hui, qu'est-ce qui nous déchaîne comme pouvait le faire le rock n' roll ?

Et bien ce sont ces sons electroniques, issus des mouvements musicaux précédent. Plus d'instruments, presque plus de voix. Juste des sons qui, une fois bien trafiqués sur des machines, nous propulsent et nous frappent au cerveau.

Attention, sons électroniques ne veulent pas dire électro, et encore moins ... Tecktonik !

Non, il s'agit là de sons qui sont à l'origne de la dub (reggae jamaïcan), ou plus récement de la dubstep, mutation du Speed Garage anglais et du 2-step.

 

Des artistes comme Borgore, Datsik, Excision, Flux Pavilion ou le très en vogue Skrillex sont en pleine apogée grâce à leurs mixs. Des duos entre genres musicaux naissent, dernièrement Skrillex et Korn avec leur "Get Up"...

 

Mais ce changement radical de style n'est au final pas si étrange. De grands artistes l'avaient prédit, comme Morrison, par exemple:

 

 


 

Comme quoi ...

Alors oui, c'est bien beau de s'exciter sur des sons résolument guidés par l'énergie physique des basses fréquences, mais on regette tout de même l'absence de textes, d'histoires.

 

Ou alors peut-être est-ce à cause de cette génération SMSo-facebookienne quasi analphabète, qui préfère ne plus avoir à se torturrer le cerveau avec des textes qu'ils ne savent plus comprendre ?

 

Triste évolution.

 

Je vous quitte avec Get Up de Korn en featuring avec Skrillex, qui envoie quand même du gros son bien violent !

 

 


 

 

Par Tommy-Lee Baïk - Publié dans : Musique
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 23:58

http://cdn-images.deezer.com/images/cover/8bb0f2f11fa7b6d23079684958ca6325/500x500-000000-80-0-0.jpgQui peut prétendre ne pas avoir entendu parler de cette chanteuse à la voix si unique, au blues dépressif, au jazz larmoyant et à la soul héroïque (ou héroïne) ?

 

Amy Winehouse nous a tragiquement quitté le 23 juillet de cette année 2011, laissant derrière elle un talent inexploité et entrant dans le Forever 27 Club, aux côtés d'artistes qui, comme elle, sont partis trop tôt, pour ne citer que Hendrix, Jones, Joplin, Morisson ou Cobain.

 

Artiste au coeur fragile, alcoolo-toxico girl à la coiffure folle, Amy Winehouse était tristement réputée pour ses problèmes d'alcoolisme et de toxicomanie. Les médias se nourissaient de sa détresse, et c'est aujourd'hui seulement, maitenant qu'elle est morte, que l'on nous parle d'elle en bien, qu'on nous dit qu'elle avait des problèmes de santé (sans déconner !), qu'elle manque.

Car oui, malgré ses délicates affaires avec la justice, Amy était reconnue pour son talent.

Cette voix qui dégageait la complainte d'un ange déchue cherchant à remonter au paradis. Un mélange de Fitzgerald et de Vaughan, fusionné à du Gray. Une voix tantôt railleuse, tantôt enfantine. Rageuse et mélodieuse.

 

Notre tatouée nous avait enchanté avec deux premiers albums: Frank, sorti en 2003, ayant des compos sympatoches mais pas spécialement révolutionnaires. C'est en 2006 que nous parvient la claque,que dis-je, l'uppercut musical avec son second album Back to Black comportant des chefs d'oeuvres tels que Rehab, Tears Dry on Their Down, Love Is A Losing Game. Le succès fut immédiat. Récompensé comme étant le meilleur album vocal pop au Grammy Awards 2008, Back to Black se propulse en tête des ventes, vendu à plus de 11 000 000 d'exemplaires dans le monde.

Back to Black affirmait la notoriété de l'artiste, mais hélas succès rime avec vie privée, ce qu'Amy n'arrivait pas à gérer.

 

Au final, elle nous quitta, laissant derrière elle un talent qui nous promettait pourtant tellement encore ...

 

Nous attendions un troisième opus de la chanteuse, un troisième album ... Qui ne sera au final qu'un projet avorté par le décès d'Amy. Néanmoins, ses deux plus proches producteurs, Mark Ronson et Salaam Remi, ont publié ce 5 Décembre un album posthume, en hommage à l'artiste partie trop tôt. Cet album: Lioness: Hidden Treasures comportant douze titres dont deux nouvelles compositions, des versions alternatives à des classiques.

 

Un album posthume qui nous fait voyager dans des 60s jazzy et qui nous renvoit au style musical de la chanteuse, nous découvrons le duo Body and Soul, en featuring avec Tony Bennett, qui est juste fantastique. Le duo marche parfaitement. Amy nous emporte dans ses performantes vocalises. Un coup de coeur également pour Half Time qui nous offre une intro guitare/voix magnifique et qui s'ouvre sur un morceau doux mais dynamique. Sur le cul également lorsque nous découvrons sa ré-invention du titre The Girl of Ipanema, la chanson la plus connue de la bossa nova. C'est stupéfait que nous découvrons cette capacité extraordinaire qu'a Amy de se ré-approprier la chanson.

 

Au final, un album posthume digne de ce nom (pas comme le posthume d'un certain M.Jackson, qui fut un réel échec et un blasphème au talent et à la mémoire du King de la pop).

Nous ne pouvons que reprocher que les chansons défilent trop vite, on en redemande et pourtant il faudra s'y faire: Amy est bel et bien partie rejoindre les anges.

 

Encore une qui nous quitte trop tôt.

Prenez nous Gaga ! Prenez nous Bieber ! Et laissez nous les vrais, les talentueux. Laissez nous les Gainsbourg, les Lennon, les Cobain ! Les meilleurs partent toujours les premiers, c'est un dicton, mais il est vrai.

 

Je vous laisse avec le duo Bennett / Winehouse: Body and Soul.

 

 


 


 

Par Tommy-Lee Baïk - Publié dans : Musique
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